Les Faiseurs d'Histoire

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 SCÉNARIO - Genèse (FULL)

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Antares
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MessageSujet: SCÉNARIO - Genèse (FULL)   Dim 27 Aoû - 23:49

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「 GENESE – L’éveil d’Antares 」


Egypte. Il y a plus de 3000 ans.

-Le Rituel du Chaos Sombre-

C’est sous le règne du Pharaon Harmakis que commence la Légende du Clan Loskan. On ne sait pas exactement si le Clan s’est formé à cette époque ou s’il a perduré dans le silence, toujours est-il que c’est à cette époque que le nom commença à se répandre en Egypte.

Le clan Loskan n’a pas toujours été lié à la noblesse Egyptienne. Que du contraire, au commencement, ce nom était attribué à un regroupement de clans nomades qui parcourait le désert et ne se mêlaient que rarement à la population à part pour se ravitailler avant un long voyage.
Cependant, les allées et venues dans les villes se firent de plus en plus rares.
Non pas que tous les nomades étaient mal vus par le peuple, mais ce clan-là suscitait la crainte auprès des gens par leur pratique «funeste»: le spiritisme et l’autorité extrême de leur Roi: Ahmès Loskan. Ce, couplé à leur incroyable force au combat que peu pouvaient égaler, cette réputation devint discrimination, puis haine.

L’on disait d’eux qu’ils dansaient avec les morts et pouvaient invoquer d’étranges créatures…
Ces pouvoirs, basés sur l’invocation d’un esprit combatif (’Kâ’), permettaient aux meilleurs soldats du clan de vaincre leur ennemi au plus vite et d’imposer le respect parmi les autres clans nomades.
Mais Ahmès était arrogant, orgueilleux et ne supportait pas l’idée d’être relégué au rang de petit touareg. Si le Roi des Hommes ne voulait pas de lui dans sa ville, il bâtirait son propre empire par la force, asservirait les clans libres et ferait tout pour que sa tribu devienne la plus grande, la plus puissante. Il deviendrait le Roi du Désert. Pour cela, il aurait besoin d’un Kâ plus imposant et disposant de plus de pouvoirs que celui qu’il possédait actuellement.
Relisant dans les parchemins des sages une formule, il fit un pacte avec son Kâ: lui donner plus de pouvoirs pour le mener vers la grandeur, en acceptant d’être marqué du sceau des maudits.
Le jeune magicien devint alors le Magicien du Chaos Sombre, à qui Ahmès jura d’utiliser les dons pour amener la sécurité sur le peuple. Ce pacte, appelé Rituel du Chaos Sombre devint l’un des tournants de l’Histoire du Clan Loskan.

Le 'Kâ' d'Ahmès:
 

S’il disposait de plus de pouvoirs, Ahmès n’en avait pas plus de sagesse. À ses yeux, le respect se jumelait à la crainte, et la servitude allait avec un début de tyrannie. Au moins, tant occupé qu’il était à mener le front contre un clan rival, il ne touchait plus aux villes aux abords de la capitale… Mais le temps passant, la soif de guerre d’Ahmès devint inépuisable. Un besoin avide de répandre le sang et la désolation pour montrer qu’il était le meilleur parmi les Shamans. Le Roi des Shamans, comme il se proclamait… Le Roi Fou, comme on le surnommait. Car il en avait bel et bien perdu la raison, dévastant et enchaînant les méfaits sans prendre en considération les conseils de son Kâ qui ne voulait plus suivre cette folie.

Vint le jour de trop. Père d’un fils nommé Liyal, Ahmès avait perdu le respect de son clan qui tournait à présent ses espoirs vers le petit prince. Lorsque son enfant fêta ses sept ans (l’âge où les enfants Shamans peuvent entamer le rituel de Guerrier Spirituel), son père déclara que la cérémonie ne serait pas complète sans le clou du spectacle: un sacrifice humain. Chose qui ne se faisait plus depuis des générations depuis que les Shamans s’étaient rendu compte que sacrifier une âme apportait le malheur sur celui qui prononçait la sentence. Ahmès n’en avait cure, désignant parmi les invités une jeune femme qui, selon lui, donnerait son âme aux Ténèbres pour protéger son fils et son règne.
Et qui de mieux qu’un Maître du Chaos pour sacrifier une âme au Royaume des Ombres? Invoquant une fois de plus le Magicien qui refusa d’exécuter la victime, Ahmès montra les derniers signes de folie, prêt à frapper lui-même. Il fut arrêté de justesse par le Magicien, qui l’attrapa et gronda ces mots: Quel genre de Roi penses-tu être si tu ne respectes pas tes engagements? Tu avais promis de ne prendre que les âmes coupables, et pourtant tu sèmes la mort à tout va comme si tu en étais maître. Ne compte aucune clémence de ma part, ton âme repars avec moi dans les Ombres d'où tu m'as tiré.

Le Magicien du Chaos disparu emportant l’âme d’Ahmès avec lui, déclarant que le jour où un héritier digne de ce nom naîtrait, il reviendrait apporter son aide au peuple du Désert. La nouvelle se mit à courir jusqu’au Pharaon qui s’en montra soulagé, ne cherchant pas à exterminer les nomades pour la seule faute de leur leader.

-L’Alliance qui scella l’Histoire-

À 20 ans, Liyal devint le nouveau leader du clan Loskan. Il était respecté, aimé. Il entraînait les troupes à utiliser leur Kâ, mais aussi à les respecter, à les écouter. Pour que plus jamais un Kâ ne soit utilisé à des fins funestes.
Alors qu’il commerçait avec un voyageur itinérant, Liyal entendit la nouvelle du moment. Le Pharaon Harmakis était décédé, laissant son fils Aknemkanon au pouvoir. Pour Liyal, il y avait là un espoir de paix entre les peuples, aussi envoya-t-il un messager porter ses respects au nouveau souverain, lui assurant qu’au besoin, le peuple nomade répondra à son appel. Bien sûr, la nouvelle ne fut pas appréciée par tout le monde dans le clan, mais Liyal avait pris sa décision. Il était temps que cesse la querelle provoquée par son père. Afin de ne plus provoquer de rixes inutiles, il demanda uniquement aux femmes de partir sur les marchés afin de troquer et ramener des vivres au clan qui devenait de plus en plus sédentaire.

Stratagème très efficace, car pendant plus de trois ans, ils eurent la paix. La majorité du peuple les pensaient même disparus. Pour Liyal et son clan, cette vie de voyage dans l’ombre du monde était l’idéale. Ils vivaient ensemble, au rythme des étoiles, des tempêtes de sable et des oasis qui leur fournissaient ce dont ils avaient besoin, sans risques inutiles et sans ennuyer le peuple prospère d’Egypte. Ayant épousé la jeune femme qui aurait dû être sacrifiée à son anniversaire, Liyal ne pouvait être plus heureux. Mei était radieuse, elle était enceinte, et son peuple se portait à merveille. De l’autre côté, les meilleurs soldats s’entraînaient aux différentes techniques de combat, perfectionnaient les styles, et la maîtrise de leur Kâ. Liyal mettait un point d’honneur à ce qu’il y ait une entente entre les deux êtres, que les soldats prennent en considération les conseils qui pouvaient apporter les âmes, et qu’ils aient du respect pour eux qui prêtaient leur pouvoir. Que plus jamais un Kâ ne soit maltraité comme l’a été celui de son père.

Mais ce temps de paix fut révolu lorsqu’une horde barbare commença à piller et saccager les villes les unes à la suite des autres, se dirigeant inexorablement vers la capitale… Vers le Pharaon qui se retrouva acculé. Son empire commençait à s’écrouler sous les flammes de la horde et leur approche imminente commença à semer la peur dans le cœur des habitants. Tous clamaient qu’ils utilisaient des créatures effroyables pour parvenir à leur sinistre dessein et emportaient avec eux les habitants dans une marée noire et mortelle. Peu importe la stratégie employée, les soldats du Pharaon échouaient les uns après les autres, ne laissant pour protéger le roi qu’une moitié d’hommes rongés par le doute et la peur du Jugement du Dieu de la Mort.
Un survivant du massacre parvint à arriver au Palais et confirma alors la terrible rumeur. L’ennemi utilisait bel et bien de magie qui dépassait celle des sages qui entouraient le Pharaon.
Pour beaucoup, la fin de la Dynastie approchait.

Mais Aknemkanon organisa bien vite la riposte. Lui qui s’était juré de tout faire pour empêcher le massacre des Egyptiens, se tourna alors vers son seul espoir: La rumeur des pouvoirs occultes du clan Loskan. Il savait qu’ils avaient établi leur village éphémère dans les ruines d’un ancien village, aussi se rendit-il sur place en personne accompagné de Simon, l’un de ses plus proches conseillers.
Aknemkanon s’attendait à trouver un peuple sauvage, adeptes de sacrifices humains en chantant des rites Païens… Mais Il fut accueilli avec le respect et le sourire, convié à partager le pain et la bière avec Liyal qui lui parlait comme à un égal.
Le Pharaon expliqua alors la situation, parlant bien sûr de la puissance de frappe des barbares, mais aussi du dernier rapport annonçant que comme le clan des Shamans, ils utilisaient la puissance de curieuses créatures.
Le Roi du Désert l’écouta avec attention, plus encore lorsqu’Aknemkanon demanda son aide pour venir à bout de ces envahisseurs.

Le nomade demanda qu’en cas de réussite, son peuple puisse demeurer dans ces ruines aux abords de la capitale, où ils bâtiront un village. Ils partageront leur culture et leur bétail avec le peuple, mais ne viendraient pas vivre dans la capitale en elle-même à cause de la discrimination qui continuait à y régner. Il voulait ensuite que son enfant à venir puisse avoir une éducation. Pas aussi poussée que la royauté, mais il voulait que son héritier puisse gérer la tribu en ayant les connaissances du Désert et celles de la Ville, pour que le peuple perdure où son cœur battra le plus fort. Sa dernière demande fut la suivante: Qu’il lui permette de veiller sur lui, à Liyal de veiller sur son fils, et ainsi de suite jusqu’à la fin des temps. Qu’un membre du clan Loskan soit toujours présent pour veiller sur la Royauté, car tel était leur premier devoir dans ce bas-monde.
Le Pharaon accepta, touché par l’humilité des demandes du nomade, et rentre avec eux à la capitale en stipulant aux soldats et au peuple qu’ils représentaient l’espoir de victoire face à l’ennemi et qu’il ne tolérera aucun débordement à leur encontre. Liyal accompagna le Roi au Palais pour y rencontrer les soldats et les conseillers. Il fit la connaissance de Simon, et d’Akunadin, le frère d’Aknemkanon

Liyal eut alors à démentir quelques rumeurs sur son clan, et prouver par des faits et la magie présente dans sa lignée qu’ils n’étaient en rien dangereux tant qu’on ne cherchait pas à leur faire du mal.
->Danser avec les morts: Ce que le peuple appelait ‘danse macabre’ était en réalité un rite funéraire qui guide l’âme du défunt vers les dieux pour qu’elle y soit jugée.
->Invoquer les âmes: Le clan Loskan possédait le pouvoir de Spiritualité, ce qui faisait de lui un clan de Shaman. Un être capable de communiquer avec les esprits, les âmes, de les manipuler et parfois d’en faire des compagnons de bataille.
Vint alors la question de ces créatures qu’ils peuvent invoquer. Akunadin s’empressa d’accuser Liyal et son clan d’être les barbares responsables des massacres, mais le nomade coupa court à la conversation. Il leur expliqua que ces créatures était l’incarnation de leur esprit combatif, ce qu’ils appellent un Kâ. Un Kâ peut combattre pour celui qui l’invoque et prend diverses formes, dont certaines semblant assez effrayantes. Il rajouta alors que la horde barbare utilise la puissance de Kâs très agressifs pour commettre ces méfaits, là où ceux de son clan suivent la voie des protecteurs.

Afin de prouver sa bonne foi, Liyal proposa d’envoyer cinq de ses meilleurs hommes aux abords de la capitale pour qu’ils puissent y défendre la ville. Cinq hommes, face à la horde barbare qui se voit forcée de reculée devant la défense organisée des nomades et de leur Kâ. Malheureusement ce n’est pas suffisant pour les dissuader, aussi Liyal origanisa-t-il en personne les défenses du Palais.
Ce fut un combat de nuit, chichement éclairé par la Lune, où les deux camps s’affrontent par la force de leur Kâ. Au lever du jour, il ne reste de la horde que des corps sans vie dont les âmes errent dans les Ténèbres…

De ce miracle naît un nouvel Ordre: Celui des Prêtres. Les plus puissants combattants du clan formèrent les volontaires désirant maîtriser ce Kâ que chacun possède en lui. Selon l’accord, les nomades s’installent non loin de la capitale et commencent une vie plus sédentaire, ne voyageant que pour marchander.
Au final, peut-être était-ce ça, la grandeur d’un peuple. Savoir s’adapter au temps qui court et choisir de changer les traditions pour ne plus vivre dans l’ombre des autres.

-La Princesse du Désert-


Ce fut le jour du solstice d’été que naquit l’héritier du clan nomade. Enfin… L’héritière. Liyal était le père d’une petite fille, à présent… Et veuf d’une épouse qui l’aura comblé jusqu’au bout. Il baptisa son enfant Crysta, et semblait prêt à l’aimer de tout son cœur. C’est alors qu’il remarqua quelque chose sur les yeux du bébé. Un petit trait noir qui partait de la paupière inférieure, et un symbole qu’il ne connaissait que trop bien… Son enfant était née avec l’œil de Râ, ce même symbole qui avait conduit son père à la folie… Les prêtres du clan étaient déjà en train de penser aux horreurs que commettrait l’enfant qui semblait destinée à suivre le chemin de son Grand-Père, mais pour Liyal, il était hors de question de condamner un enfant à peine né pour la folie d’un ancêtre.
Mais puisque personne n’acceptait de veiller sur la petite en son absence, Liyal n’eut d’autre choix que de la garder avec lui à chaque fois qu’il partait en réunion pour le Palais. Fort heureusement, elle était calme et docile, et lorsqu’il ne pouvait se permettre d’avoir Crysta dans les bras, il la laissait entre les pattes de son Kâ: la manticore. Cette dernière semblait même heureuse de pouvoir veiller sur la petite princesse qui aimait jouer dans sa crinière et lui frotter les oreilles.
La fin juillet vit naître l’héritier du Pharaon: Atem. Un fils qui serait lié à Crysta par les vœux du Gardien, une fois qu’ils seraient en âge. Pour l’heure, les monarques prenaient soin de leur enfant et les instruisait au mieux.

Alors que Crysta avait quatre ans, Liyal fut témoin d’une scène pour le moins particulière. Le nomade avait fort à faire avec des marchands de mauvaise foi, tant et si bien que la rencontre s’éternisait, délaissant l’enfant sans qu’aucune nourrice ne vienne s’en occuper, trop effrayées par le stigmate qu’elle portait. Et puis, ce fut le silence. La petite ne pleurait plus, elle semblait gazouiller de joie. Curieux par ce changement, Liyal entra dans sa tente et découvrit sa fille dans les bras du Kâ d’Ahmès. Crysta jouait avec les cheveux du Magicien du Chaos, touchait son visage, particulièrement une fine cicatrice qu’il avait à l’arcade, ce qui arracha des larmes à l’enfant, qui se hissa pour lover sa tête dans le cou de l’incarnation qui hocha simplement la tête. Il protégerait l’héritière des Loskan.  
Avec le Magicien de retour, Liyal pouvait retourner pleinement à ses occupations sans craindre pour la vie de sa fille, qui devint bientôt en âge de l’accompagner sur le marché.
Au début très enthousiaste, Crysta commença à craindre les sorties en ville. Les souvenirs des méfaits d’Ahmès étaient toujours présents chez une partie du peuple, et les descendants de ceux qui ont connu la folie de l’ancien Roi ne se montraient pas des plus agréables envers sa petite-fille. Moquée, huée, parfois arrosée, à sept ans, Crysta commençait à se renfermer et à préférer la compagnie des âmes qui volaient autour d’elle plutôt que celle des vivants. Attristé, Liyal ne souhaitait cependant pas aller contre la volonté de sa fille et la forcer à aller en ville si elle ne le voulait pas. Peut-être pourrait-elle veiller sur le prochain Pharaon depuis le village…?

Quelque chose, cependant, changea la donne. Une rencontre imprévue qui se fit au dépend des deux classes.

Atem grandissait bien, lui aussi. Mais d’après son père, il avait plus l’âme aventureuse que royale, comme s’il refusait l’idée de devenir Pharaon à son tour. Il passait plus de temps avec Mahad à le regarder apprendre la magie qu’à étudier les devoirs d’un roi. Autant amusé que soucieux du comportement du petit prince, Mahad était sans l’ombre d’un doute l’un de ses seuls amis, avec la jeune Mana.
Mais un jour, Atem déjoua la vigilance des gardes, partant en ville pour découvrir ce monde sur lequel il était censé régner après son père.
Et alors qu’il courrait dans les rues du marché, il percuta un autre enfant qui fuyait quelque chose.
L’enfant se redressa, perdant sa capuche pour montrer le visage d’une petite fille effrayée, prête à s’enfuir devant lui, jusqu’à ce qu’il l’a rattrape gentiment par le poignet et la regarde. ’Ne pars pas… Tu es si jolie...’ lui dit-il.
Ensemble, les enfants partirent au travers des rues pour aller dans le jardin aux abords du palais où ils restèrent au calme, jusqu’à, bien entendu, l’arrivée de Mahad qui ramena le petit prince chez lui, tout comme Crysta qui repartait au village à dos de Manticore avec son père.

Quelques jours plus tard, Atem apprit qu’il allait rencontrer la personne qui deviendrait son futur Prêtre et Gardien, chose qu’il refusait en disant qu’il ne voulait pas être Pharaon. L’idée de régner l’effrayait, il n’y avait rien à faire pour calmer cette angoisse. Et s’il devait avoir un gardien, il voulait que ce soit Mahad et personne d’autre!
Forcé malgré tout à rencontrer cette personne, il vit entrer Liyal (qui avait été désigné pour être le parrain d’Atem en cas de problème) accompagné d’une petite fille… Celle qu’il avait rencontré en ville. Et celle qui allait veiller sur lui une fois sa formation passée.
Ce jour-là, Atem rencontra Crysta, lui prit la main en disant qu’il deviendrait Roi si elle était à ses côtés… Comme seule réponse, il eut droit à une réflexion de Crysta qui amusa les membres présents. ’Tu as les cheveux aussi bizarres que les miens… Bien sûr que je serais là!’


-La naissance des Objets du Millenium-


Deviens un Grand Pharaon, et je jure que je deviendrais la meilleure Gardienne qui ait posé le pied en Egypte. Telle était la promesse que fit Crysta à Atem le jour où elle parti se former auprès des soldats de son clan. En échange, Atem lui offrit un bijou frontal, gardant l’autre moitié à son cou pour sceller cette promesse qui s’accomplirait lors de leur retrouvaille. Six ans d’entraînement à la magie, de combat rapproché, des techniques d’assassinat depuis que Liyal avait fondé un régiment d’assassins pour veiller sur le Roi dans l’Ombre… Si elle y mettait tout son coeur pour devenir une grande Gardienne et tenir sa promesses, les choses ne se passèrent pas tout à fait comme elle l’espérait. Invoquer un Kâ était plus que difficile pour elle, et vu son gabarit, elle ne rivalisait pas avec les autres personnes désignées. Et pourtant, elle s’accrochait.

Pendant ce temps, son père avait fort à faire. Une nouvelle menace militaire s’approchait du royaume, plus puissante, plus organisée, qui avait si bien calculé son coup qu’ils ne le restait pas beaucoup de temps pour trouver une solution. Une semaine, à peine.
Liyal rassemblait ses troupes, tout en surveillant sa fille qui commençait à progresser, demandant aux meilleurs guerriers, Shaman et Assassins de se réunir au Palais pour veiller sur le Pharaon et son fils. Les meilleurs maîtres du Kâ se rassemblaient auprès du Roi, laissant quelques soldats pour superviser les jeunes recrues. Bien entendu, ils favorisaient ceux possédant un grand pouvoir et délaissaient les plus fragiles, Crysta en premier. Tant et si bien qu’elle fit appel au Mage pour qu’il lui apprenne à combattre, et plus le temps passait, plus les âmes se multipliaient autour de Crysta pour la former… Si les hommes ne voulaient pas d’elle, elle ferait appel aux morts pour protéger celui qui voulait la garder à ses côtés… Elle se le jura une fois de plus.

Akunadin, le frère du Pharaon, trouva dans la bibliothèque royale le livre de la Magie du Millénium, dans lequel se trouvait la clé de leur survie! La création des objets millénaires pourrait repousser les attaques, mais le prix pour les concevoir était trop élevé à payer... Afin d’utiliser les pouvoirs de l’Ombre contenu dans ces artefacts, 99 vies devaient être sacrifiées. Accompagné de Prêtres et de soldats armés, Akunadin se rendit alors à Kulelna, une cité périphérique regroupant des bandits et des assassins, et massacrèrent les habitants de ce village pour forger les objets, au nombre de sept.

Le Livre du Millenium:
 

Les sept objets du Millenium:
 

Akunadin cacha à son frère le massacre de Kulelna, mais ce détail n’échappa pas à Crysta… La jeune Shaman semblait déployer une perception si puissante des âmes alentours qu’au moment où les soldats du Pharaon commirent leur méfait, elle sentit une souffrance intense. Lorsqu’elle en parla à son père, il eut du mal à y croire, mais la vérité lui sauta aux yeux lorsqu’il vit sept prêtres du Pharaon se présenter avec les objets. De rage, il alla trouver Akunadin en lui demandant des explications, mais avec l’invasion en approche, il n’eut pas le temps d’obtenir des réponses claires.
La horde fut arrêtée à l’aide des Prêtres du Millenium et ceux du Désert. Les invocations de monstres surpuissants se succédaient, comme le Légendaire Exodia. Les assaillants n’eurent aucune chance de survie, massacrés jusqu’au dernier…
Lorsqu’Aknemkanon, qui eu entre les mains le Puzzle, appris les origines sinistres de ces artefacts, la peur se mit à l’envahir, ainsi qu’une puissante culpabilité. Craignant une Malédiction liée aux objets, il décida de se sacrifier aux Dieux en rédemption pour le crime commit par son frère, et pour épargner à son fils de quelconques malheurs.

À 16 ans, Atem se retrouva orphelin, portant à son tour ce Puzzle en pyramide. Simon était toujours à ses côtés, Liyal aussi, et il avait toujours Mahad avec lui, ainsi que de nouveaux Prêtres liés aux objets. Il n’aspirait plus qu’à une chose… Qu’elle revienne. Elle l’avait promis, après-tout. C’était bien la raison pour laquelle, dès qu’il avait l’occasion, il échappait à ses gardes pour partir à cheval au travers de la ville, et passer du temps dans ce petit jardin où ils s’étaient réfugiés lors de leur première rencontre.


-Le Pharaon et le Gardien-


Il fallut attendre un an de plus, avant que Crysta n’achève ses entraînements. La jeune femme avait suivi sa propre voie pour devenir la prochaine Gardienne du Pharaon, et mit en œuvre le fruit de ses entraînements lors des arènes. C’était là que serait décidé son affectation auprès du Pharaon, et pour ça, il fallait qu’elle triomphe des adversaires qui se présenteraient.
Si pendant ses entraînements auprès des soldats, elle avait prit l’habitude de cacher l’oeil de Râ, à présent, elle l’affichait avec une certaine fierté. Liyal en semblait presque fier.
La demoiselle avait fort changé. La chétive princesse qui ne parvenait pas à répondre, encaisser et utiliser ses pouvoirs se défendait à présent comme une lionne, alliant la magie Shaman et le combat au corps à corps de telle sorte qu’un triomphe se profilait à l’horizon. Le plus dur restant l’invocation d’un Kâ. Shareen, le dernier soldat qu’elle avait à affronter, utilisa d’emblée son esprit, attaquant sans relâche en espérant la faire réagir. Mais même si elle recevait des coups, des blessures, qu’elle tombait ou volait, Crysta n’invoqua pas le sien, proclamant qu’ils n’étaient pas des outils destinés au combat, qu’elle n’utiliserait son Kâ qu’en cas de grande urgence. Bien sûr, les autres se moquaient, Liyal lui-même avait du mal à croire que sa fille refusait d’utiliser ce pouvoir qu’elle possédait.

Il fallut attendre que Shareen l’envoie une fois de plus au tapis et ne se moque ouvertement d’elle et des esprits combatifs, clamant qu’il serait le prochain gardien du Pharaon, pour que Crysta réagisse. À la surprise générale, ce ne fut pas le Magicien du Chaos qui se présenta, mais une femme portant un Phénix sur son épaule. Une femme qui aida Crysta à venir à bout de son opposant dans un tourbillon dévastateur de flammes et de plumes, alors que le Magicien du Chaos arriva pour s’occuper du Kâ adverse.
Crysta Loskan était en mesure de conjurer deux Kâs… Même si, à sa décharge, l’un d’eux agissait plutôt à sa guise. Il n’y avait plus de doutes possibles. Ce serait elle, et personne d’autre, qui resterait aux côtés du Pharaon.

Mais le bonheur fut de courte durée, car si Liyal était on ne peut plus fier de son enfant, il était aussi gravement malade, atteint d’un mal qui le rongeait depuis quelques semaines. À présent, le Roi Nomade gisait sur son lit de mort, passant le flambeau à sa fille qui irait accomplir son œuvre et son destin… Sur ses derniers jours, Liyal donna quelques ultimes conseils à la demoiselle, le plus important étant de se méfier d’Akunadin qu’il soupçonnait de mauvaises intentions, le second… De toujours suivre son coeur et non son devoir.
Ce soir-là, Liyal Loskan rejoignit les Astres, son épouse et son ami Pharaon, laissant le soin aux héritiers de faire ce qui était juste pour le peuple d’Egypte et le peuple du désert.

Selon les rites Shaman, un Roi recevait sa couronne aux premières lumières de l'aube suivant le décès de son prédécesseur. Aussi Crysta fut-elle désignée Reine Nomade au lever du Soleil, dans une cérémonie longue et pénible qui la mettait en retard pour celle qu’elle avait espéré plus que celle-ci.
Plus tard, enfin, elle prit la route du Palais à dos de cheval, parcourant le désert en espérant arriver dans les temps. Elle passa par les jardins où elle s’était réfugiée avec Atem, sans le voir. Après avoir galopé dans la ville, enfin, elle passa les marches du Palais et pût entrer dans le Palais où elle fut annoncée en tant que visiteur imprévu. S’il était de mauvaise humeur, Atem accepta tout de même, voyant une silhouette sous cape poser le genou à terre devant lui en déclarant: ‘Toujours la même coiffure étrange, n’est-ce pas, Pharaon?
N’en croyant pas ses oreilles, Atem se pencha pour dévoiler le visage de Crysta, voyant la femme qu’elle est devenue, en lui répondant: ‘Tu es toujours aussi jolie...’.
Crysta prononça ses vœux de Gardien, avec comme témoin les nouveaux Prêtres et le Pharaon qui ne cessait de sourire.

Pharaon Atem:
 

Suivant les traces de son père, Atem garda l’Egypte au sommet de sa gloire, prenant soin du peuple et de ses demandes, veillant à ce que les Kâ maléfiques soient emprisonnés et jugeant les coupables avec fermeté et clémence mêlée. La puissance de Crysta à ses côtés, mêlée à celle des Prêtres le mena aux plus hautes marches, aidé par les trois Dieux Egyptiens qu’il pouvait invoquer à son gré.
Ses six conseillers, Simon et Crysta à ses côtés, il ne craignait que peu de choses. Sauf peut-être l’amour… Un sentiment qu’il avait apprit à développer en compagnie de la jeune Shaman avec qui il devenait de plus en plus proche. Taquineries, petites attentions, jeux adolescents, les deux jeunes passaient tout leur temps libre ensemble, parfois avec Mahad et Mana, mais ils aimaient être à deux.
Ce fut sous le regard de la lune, qu’il se déclarèrent, après être tombé dans un des bassins du jardin, mais seulement lors du 18ème anniversaire du Pharaon, qu’il posa la question la plus difficile de son existence. Trois mots, qui changeraient son destin. Trois mots, auxquels Crysta répondit ‘oui’, en écoutant son coeur et non ses devoirs. Le Pharaon et la Reine Nomade se fiançaient dans le secret, sous une nouvelle promesse. Toujours ensemble, dans cette vie, ou dans la prochaine.


-Dans cette Vie ou dans la Prochaine-


Ils pensaient être épargnés de tout malheur, de pouvoir s’unir au grand jour et enfin lier les deux peuples par autre chose qu’une entente commerciale. Atem avait été faire une réplique plus petite du Puzzle du Millénium, pensant l’offrir à Crysta comme cadeau de mariage, symbolisant ainsi leur union au-delà de tout. Mais au soir où il pensait faire son annonce, quelqu’un parvint à entrer au château et semer le chaos. Il clamait le trône comme étant sien, convoitait les objets du Millenium, et… Fut mit à mal par les Prêtres, le Pharaon et Crysta qui déploya l’aura de sa Reine Phénix.
L’intrus en cavale, la soirée gâchée, rien ne saurait être pire pour Atem… Sauf peut-être une annonce… Celle de la disparition de Crysta… La Shaman demeurait introuvable après qu’elle soit partie prendre l’air dans les jardins, ne restant d’elle que le bijou qu’elle avait au front.

Pensant que c’était un coup de l’intrus, ce prétendu Roi des Voleurs, Atem s’en alla sur ses traces au triple galop, Mahad à ses côtés, aidés par un voyageur itinérant qui leur indiqua la direction.
Et lorsque enfin il arriva à destination, ce fut la fin. La fin de tout pour lui… Car dans une salle mortuaire se trouvait le corps de Crysta, lacéré sur une croix sacrificielle. Le corps de sa fiancée qu’il ne pouvait sauver, et qui rendit son âme en murmurant son nom une dernière fois.  
Fou de chagrin, Atem refusa qu’on l’aide à la décrocher et la garda contre lui jusqu’au Palais où il laissa les médecins préparer le corps pour le placer dans son tombeau. Prit de folie, il tenta de briser le Puzzle sur un rocher, mais la main du voyageur l’arrêta. Ce n’était pas comme ça qu’il la ferait revenir, ni comme ça qu’il vengerait sa mort.
Le jour de la cérémonie funéraire, Atem plaça au front de Crysta ce petit bijou qu’il lui avait offert des années plus tôt, et le puzzle miniature, dans lequel il scella la plus grande partie des souvenirs qu’il avait avec elle, ainsi qu’une partie de son âme. Murmurant une dernière fois qu’ils se reverraient dans leur prochaine vie, et gravant de sa main ces mots sur la pierre du sarcophage au toit de verre. Vidé de vie, rongé par le désespoir et la rage, Atem se mit alors en tête de trouver ce Roi des Voleurs pour lui faire payer son acte, venger son amour perdu…

Mais en plus d’avoir perdu Crysta, il perdit son peuple, ses amis… Et afin d’empêcher le Mal absolu de revenir sur le Monde… Il scella sa mémoire dans son nom qu’il effaça de toutes les tablettes, avant d’enfermer son âme dans le Puzzle fragmenté, attendant qu’un jour, plus tard… Quelqu’un soit en mesure de reprendre son flambeau.


-La fin de l’ère-


Cet épisode sanglant de l’ère Egyptienne ne sera jamais relaté dans les livres d’Histoire. Et pourtant… Dès leur création, la force des Objets du Millenium fit basculer l’équilibre du monde, amenant lentement les Ombres sur la Terre des Hommes. Ce déferlement de puissance éveilla une autre entité, plus discrète, et pourtant plus imposante à la fois. Une entité qui comprit que le monde courrait un grand danger, s’il n’était pas au courant de ce qui allait se passer au cours de son histoire.
Si l’humanité devait avancer et perdurer, il lui faudrait des gardiens, des personnes qui pourraient agir le plus discrètement possible pour modifier le cours des choses et empêcher une apocalypse. Il lui faudrait des Piliers solides, un Coeur fier et un Esprit combatif…
Aussi, en cette fin de Dynastie, alors que l’Egypte connu la plaie de Zork Necrofidius, l’assassinat de la Reine Nomade et le décès de son Pharaon endeuillé, quelque part dans le ciel s’alluma une étoile écarlate, posé au coeur d’un animal bien connu du désert.
Ce jour-là… Antares s’éveilla, veillant sur l’Histoire du Monde et sur les Archives que laisseraient les Piliers sur leur passage.

[‘Yu-Gi-Oh!’ © Kazuki Takahashi
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